lundi 25 décembre 2006

Noël vécu.

Je suis de bonne humeur ce matin, il y a des matins comme ça... Il faut dire qu'en finissant une bouteille de fort goûteux haut-médoc hier soir (dicton de Noël : Qui s'endort avec du bon haut-médoc / Ne se réveille pas la tête en toc), sans une seule pensée pour ces salauds de SDF qui selon certaine devraient nous empêcher de réveillonner tranquillement, j'ai pu assister de ma fenêtre au délassement d'un jeune de passage dans le quartier, ouvrant la voiture d'un voisin à l'aide d'un instrument contondant, fouillant pour voir s'il n'y avait rien à piquer (apparemment, rien), puis, voyant que les deux amis avec lesquels il se promenait s'étaient prudemment éloignés de lui, revenir vers eux avant que je n'aie fini de délibérer en moi-même sur l'intérêt de me coltiner pendant de longues minutes le standard de la police en ces temps de sous-effectifs sarkozyens, les apostrophant d'une voix sonore, largement audible depuis mon dernier étage hyper-sécurisé : "Sur le Coran, vous êtes vraiment des baltringues !"

Bref, nous n'avons pas fini de nous amuser. Pays merveilleux, monde enchanté. On critique Noël, mais tout le monde y trouve de quoi s'amuser. Sauf peut-être mon voisin, mais bon, sa voiture est toujours là à l'heure où j'écris (et, puis, comme le dit la sagesse populaire : Qui s'endort avec une caisse de chiotte / Se réveille la tête en compote).

Et comme d'habitude dans les histoires vraies, la morale, si morale il y a, ne vient pas de la seule réalité.

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mardi 8 novembre 2005

Quelques remarques.

Devant des événements sans proportion avec ceux qui occupent actuellement le devant de la scène, lors de la Grande Guerre, Karl Kraus avait lancé : "Que celui qui a quelque chose à dire s'avance et se taise."

Dans certains cas mieux vaut ne pas trop en faire... J'aligne juste deux ou trois observations.


Piqué sur un blog : "Le seul truc que je ne comprends pas, c'est comment tous ces gens, cette masse immense de personnes parquées à la périphérie des villes, de la société, de la vie, parfois, comment ils ont pu supporter ça aussi longtemps."

Philippe de Villiers a repris un vieux slogan de Jean-Marie Le Pen : "La France, aimez-la ou quittez-la." Encore faut-il qu'elle soit aimable !

Un bon film sur ce sujet : L'amour existe, Maurice Pialat - 1960.

L'Afrique et l'Irak continuent à crever. Tout ce foin pour trois morts et quelques bagnoles...

Une loi remontant à la guerre d'Algérie pour mettre au pas certaines populations "issues de l'immigration". C'est farce.

Dans l'hypothèse où des lecteurs connaitraient des blogs d'émeutiers ou de leurs proches, peuvent-ils me le faire savoir ?

Une pensée pour les policiers, qui doivent commencer à fatiguer.





Et un peu de positif : si ces mouvements sporadiques et tout compte fait pour l'instant assez minimes étaient comme le pendant, de la part des gens qui n'ont pas le droit de vote ou l'envie de voter, au "non" du 29 mai dernier ? Si c'était là un nouveau tour de "la nation politique par excellence" ? Cette hypothèse est fragile, je veux bien : est-elle si aisée à réfuter ?

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