mercredi 8 juin 2005

La démocratie selon Télérama.

Je ne perdrai pas de temps à commenter l'éditorial du maffieux Jézégabel, nous expliquant en gros que le "non" a déjà perdu, juste quelques chiffres :

- six lettres de lecteurs, toutes sur le référendum. Deux partisans du non, contents, trois partisans du oui, mécontents, un partisan du non, qui regrette déjà.

- six interviews d'"intellectuels" européens : cinq partisans du oui, un partisan du non.

Cela se passe de commentaires. On rappellera qu'avant le rééquilibrage de fin de campagne, les grands media, tous partisans du oui, avaient justifié le peu de place qu'ils accordaient au non par le fait que la majorité des partis politiques français, supposément représentatifs, s'étaient prononcés pour le oui. Maintenant que le non l'a emporté, "haut la main" et "démocratiquement", comme le dit M. Jézégabel avec une nuance de regret pour le moins évidente, il semblerait logique que... Mais non. Les passions sont, croit-on, retombées, le CSA ne demande plus rien. On repart pour un tour !

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jeudi 28 avril 2005

Bagatelles pour un abattage.

Ceux qui lisent à la fois le "bloc-notes" de J-P Voyer (cf. liens) et le courrier des lecteurs de Télérama, c'est-à-dire sans doute pas grand-monde, ne pourront manquer de noter avec moi (petite annonce : quelqu'un lit-il Télérama, Voyer, et ce blog ?) qu'un certain Philippe Martin écrit p. 5 du dernier Télérama, au sujet de la constitution européenne, exactement la même chose que ce qui est paru cette nuit sur le blog de J-P Voyer - les deux reprenant des arguments de E. Chouard, J-P Voyer donnant le lien, pas P. Martin.

Ce n'est pas tous les jours que je trouve les mêmes idées, les mêmes mots, ici et là. Voyer a-t-il écrit sous pseudo à Télérama ? Quoiqu'amusante à plusieurs titres, l'hypothèse peut sembler fragile. E. Chouard, alors ? Pas très crédible. Sans doute quelqu'un, Martin ou pas Martin, qui a trouvé les arguments d'E. Chouard sur internet et les a recopiés sans se gêner - et il a eu raison.

Mais le plus drôle (si tout ceci amuse quelqu'un d'autre que moi), c'est l'aveu de l'éditorialiste M. Jézégabel, qui après avoir clairement pris parti pour le oui il y a peu, dit tout aussi clairement ce mercredi que le texte du traité est "illisible". Non seulement ce monsieur va voter, mais il veut faire voter les autres, pour un texte qu'il dit lui-même ne pas comprendre ! Je ne vais pas donner de consigne à mon tour, mais c'est bien le moment d'évoquer la sagesse populaire : "dans le doute..." Enfin, cela donne un bon aperçu de l'idée que M. Jézégabel se fait de lui-même comme de ses lecteurs : des veaux.

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