samedi 27 mars 2010

Portrait en pied d'un trou du cul.

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Peut-être avez-vous entendu parler du décès d'un chanteur nommé Jean Ferrat... M'étant mis il y a quelques mois à réécouter ses chansons, je me faisais des réflexions sur son engagement, son rapport à sa et à notre France, ce que cela signifiait d'être communiste, etc. Sa mort ayant suscité nombre de réactions, j'ai voulu entamer un dialogue avec Olivier « Sabre au clair » Bonnet, lorsque celui-ci s'indigna de ce que Marine Le Pen eût osé fredonner du Ferrat en votant aux dernières élections. Mal m'en a pris, dialoguer avec un gauchiste est chose quasi impossible...

Je vous laisse lire cet échange si vous en avez envie et juger par vous-même, je voulais seulement aujourd'hui (vous dire bonjour,) vous en apprendre l'existence, et, malgré le titre de ce message et mon envie pendant quelques jours d'en découdre avec cette sous-merde, ce puceau de la pensée qui ose, l'inconscient, l'imbécile, la fieffée ordure ! être fier de son manque de curiosité intellectuelle, annoncer qu'après réflexion il me semble plus raisonnable de consacrer le peu de temps dont je dispose actuellement à des investigations plus positives. Cela prendra peut-être la forme d'un texte sur ou à partir de Ferrat, ou d'une étude plus générale, je l'ignore encore.

Il y aurait pourtant à dire, notamment sur cette effarante mendicité, ces appels en fin d'article à toucher un peu de fric - tout cela pour avoir le temps de lire L'Humanité et Alternatives économiques et de recopier leurs articles, ça c'est du journalisme indépendant ! -, ce manque de fierté, cette absence de honte, présage de toutes les compromissions intellectuelles... - Précisons d'ailleurs que le Bonnet dut faire face à un procès intenté par un méchant sarkozyste il y a quelque temps, et que par contre, dans un tel contexte, si on n'a pas les moyens, je peux comprendre que l'on fasse appel à la générosité des lecteurs. Pour le reste... je m'arrête, je m'arrête ! et essaie de revenir à ce comptoir bientôt, avec des cocktails plus originaux.


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Santé !

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dimanche 25 octobre 2009

Sagesse populaire.

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Je découvre ceci dans la biographie Charles Maurras. La destinée et l'oeuvre par Pierre Boutang (Plon, 1984, p. 79) - il s'agit d'une citation de Maurras lui-même, présentant la réédition de 1912 de Anthinéa (première édition 1901) :

"L'inscription de ces dates (...) ne saurait avoir pour objet de revendiquer dans l'ordre de l'intelligence un droit de propriété qui n'existe pas. Les biens spirituels sont indivisibles et communs à l'esprit humain. Seraient-ils divisibles, il ne faut pas en faire plus de cas que des autres : Notre Père, disaient autrefois nos pêcheurs de Provence, donnez-nous du poisson assez pour en manger, en donner, en vendre et nous en laisser dérober."

Ailleurs (p. 71), Maurras, racontant comment il a réussi, après être devenu sourd aux environs de sa quinzième année et avoir connu une tragique période d'isolement, à rétablir de vrais contacts avec les autres, évoque "la conscience et la liberté du va-et-vient de ces réciprocités qui sont le tout de notre vie".

Est-ce cette période pendant laquelle il a très durement éprouvé ce que cela peut signifier d'être seul, qui lui a fait prendre conscience de l'inanité de l'individualisme, de l'impossibilité d'un Je sans autres ? A lire Boutang, il n'y a pas de réponse univoque à cette question, mais les liens entre une expérience personnelle forte et une théorie politique holiste nous donnent, dans ces quelques lignes, un dense ramassé éthique et philosophique :

- l'éthique de l'auteur, dans laquelle il me semble qu'un blogueur ne peut que se reconnaître : ce que j'écris est à tout le monde ;

- une philosophie de l'esprit, peut-être : on saisit les pensées dans le monde - ce que j'appelle l'axe Frege/Voyer. Y inclure Maurras lui-même est sinon excessif du moins prématuré, mais la façon dont il formule ici les choses n'a rien d'incompatible avec une telle théorie ;

- une réjouissante mise en relation d'une pratique intellectuelle - l'auteur face à son oeuvre - et de la sagesse populaire ;

- une sagesse populaire d'ailleurs aussi maussienne que l'éloge par Maurras des réciprocités - dans les deux cas on repense à cette merveilleuse phrase de Bernanos, que j'avais déjà placée sous des auspices maussiens : "Entre nous, il n'est qu'échange, Dieu seul donne, lui seul." ;

- une sagesse populaire une nouvelle fois fort inspirée, autant par cette conscience de la répartition des taches : Dieu donne, nous échangeons, que par cette lucidité sur la loi : il faut la loi, il faut les limites à la loi, il faut le dépassement, ou plutôt peut-être le contournement de la loi. On retrouve la sentence de Bataille, souvent citée ici : "Il faut le système, et il faut l'excès."

Vive nous !


zero1


cine152

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mercredi 2 septembre 2009

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"N'est pas le premier venu qui veut. C'est un don que Dieu ne prodigue pas."


atalante1

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