mercredi 27 juin 2012

Sacrés socialistes...

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François Hollande n'est pas élu depuis deux mois que l'on se fait déjà chier.

- Se faire chier en soi, si j'ose dire, ce n'est pas un problème, l'idée n'est tout de même pas d'avoir besoin des hommes politiques pour vivre. Mais qui n'a pas cette impression que s'il n'en tenait qu'au « nouveau pouvoir » nous n'aurions plus qu'à nous enthousiasmer sur deux ou trois conneries qui ne sont même pas sans importance, et laisser le « pouvoir » en question s'occuper du reste ?

"Le socialisme fait dormir, parce qu’il y a en lui une vertu dormitive dont la nature est d’assoupir les sens." : comme chez Molière on est ici tenté de définir un terme par son effet et tourner ainsi en rond - cela est bien naturel, tant le socialisme contemporain est un anesthésiant. Mais il ne faut pas oublier que c'est précisément ce que nous lui demandons : comme le dit A. Badiou dans son dernier bouquin (Sarkozy : pire que prévu ; les autres : prévoir le pire, Lignes, 2012), la gauche (pas seulement les socialistes) est là pour nous faire croire que le monde peut changer sans que nous-mêmes changions. Ceci étant notre point de vue de « citoyens ». Du point de vue du système, toujours selon Old Uncle Mao, la gauche réapparaît avec son cortège d'antiques mensonges quand la droite a du mal à « tenir » les populations. Utilisons la bonne vieille métaphore du viol, si j'ose dire.

(Métaphore d'autant légitime en l'occurrence que c'est justement un des noeuds du problème : nous n'acceptons plus d'obéir que violés. Pour obéir avec intelligence il faut avoir des maîtres que l'on respecte. Malgré quelques inévitables tentations dans cette direction, nous n'en sommes heureusement pas encore là.)

(Seconde parenthèse : il ne fait guère de doute que la criminalisation non seulement du client (hétérosexuel, of course) des prostituées, mais même de l'acte sexuel quand il est désiré par le mâle (hétérosexuel, of course, du moins pour l'instant), acte voire désir étant de plus en plus assimilé(s) à une forme de viol, est à mettre en rapport avec cette thématique de l'obéissance et du consentement. La rapidité avec laquelle la gauche a abordé le thème de la pénalisation du client des putes est très clairement révélatrice de ce versant érotique de la crise.)

Jean-Pierre Voyer écrivait que la gauche c'est la droite avec vaseline. On peut aussi dire que la gauche intervient avec sa piqûre de somnifère quand le ou la violé(e) se débat trop, au point que le violeur ne puisse plus faire ce qu'il a à faire. Il ne s'agit plus après que d'« opérer » sous anesthésie. Ne nous attardons pas sur ce que ressent le violeur, s'il y perd en excitation. Oublions même, bien que ce ne soit pas inintéressant d'un point de vue spiritualiste, l'épineuse question sur le caractère plus ou moins « sain » d'être ou non éveillé quand on vous enculhumilie. D'ailleurs, pour notre problématique du jour, la question ne se pose pas vraiment. La gauche c'est la droite quand on n'en peut plus de la droite, quand la droite fait trop mal. L'essentiel est là : ce que le système d'un côté, les « citoyens » de l'autre, attendent de la gauche, c'est la même chose. Donc, ça fonctionne, les seuls à plaindre finalement étant les élus de droite qui ont perdu leur siège. Encore peut-on estimer que s'ils s'étaient un peu contenus ils n'en seraient pas là. En tout cas, il n'y a vraiment pas de quoi pleurer.

On en déduira que la gauche est le premier ennemi à abattre. Il y a d'ailleurs à cela d'autres raisons, que nous développerons un jour.


Tout cela bien sûr vous le savez, du moins j'espère, à force on comprend le coup. Il s'agissait juste de l'écrire noir sur blanc une fois, avant que de revenir à nos amours métaphysiques.


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(Brigitte est on ne peut plus métaphysique.)

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mardi 5 août 2008

Un bon socialiste est un socialiste mort (autopsié).

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"On n'a jamais le droit de trahir, personne. Les traîtres, il faut les combattre, et non pas les trahir."


Admirable portrait de Jaurès, admirable portrait de l'« éléphant » socialiste dans Notre jeunesse (Péguy, 1910) : les ressemblances avec Mitterrand, F. Hollande, J. Lang, etc. sont telles qu'il n'est pas besoin de les souligner. On a un peu plus de mal à voir qui joue de nos jours le rôle de Hervé et de Guesde, ces espèces de chiens fous déraisonnables dont la raison d'être est d'insulter Jaurès, sans que celui-ci, pour des raisons qui sont l'objet de ce texte, ne leur ferme la gueule. Le PS étant dans l'état que l'on connaît, il vaut mieux chercher ailleurs, hors du parti lui-même, du côté de Laguiller et Besancenot. La psychologie est de toute façon ce qu'il y a ici de plus important, il n'est pas nécessaire de chercher des symétries parfaites entre 1910 et 2008. (Il y a d'ailleurs aussi du Chirac dans ce Jaurès, les socialistes ne sont pas seuls concernés par tout ce qui est dénoncé dans ce qui suit.)

J'ai respecté la ponctuation (particulière, à mon goût fort bandante) de Péguy, et bien sûr ses répétitions, ne supprimant que deux brefs passages que j'aurais dû accompagner de notes explicatives un peu lourdes. Le jeu des sous-entendus « au-dessous de la ceinture » est assez drôle per se pour que je ne l'alourdisse pas de photographies, donc pour une fois pas de petite pépée. L'amour de l'art, point final !

"Jaurès ici intervient, au débat, et se défend. Si je reste avec Hervé, dit-il, dans le même parti, si j'y suis resté constamment, toujours, si longtemps, malgré les innombrables couleuvres que Hervé m'a fait avaler, c'est pour deux raisons également valables. Premièrement, c'est précisément, c'est à cause de ces innombrables couleuvres mêmes. Il faut bien songer que ce Hervé est l'homme du monde qui m'a administré le plus de coup de pieds dans le derrière. En public et en particulier. Dans les congrès et dans les meetings. Dans son journal. Publiquement et privément, comme dit Péguy. Il faut l'en louer. Et comme il me connaît bien. Il faut l'en récompenser. Il faut que tant de zèle soit récompensé. Comme il sait que je ne marche jamais qu'avec ceux qui me maltraitent. Qui me poussent. Qui me tirent. Qui me bourrent. Et que je ne marche jamais avec les imbéciles qui m'aimaient. Comme il connaît bien le fond, si je puis dire, de mon caractère. Il faut aussi, il faut bien que tant de perspicacité soit récompensée. Il me connaît si bien. Il me connaît comme moi-même. Il sait que quand quelqu'un m'aime et me sert, le sot, me prodigue les preuves les plus incontestables de l'amitié la plus dévouée, du dévouement le plus absolu, aussitôt je sens s'élever dans ce qui me sert de coeur d'abord un commencement, un mépris invincible pour cet imbécile. Faut-il qu'il soit bête en effet, d'aimer un ingrat comme moi, de s'attacher à un ingrat comme moi. Comme je le méprise, ce garçon. En outre, en deuxième, ensemble, en même temps un sentiment de jalousie, de la haine envieuse la plus basse contre un homme qui est capable de concevoir les sentiments de l'amitié. Enfin un tas d'autres beaux sentiments, fleurs de boue, plantes de vase, qui poussent dans la boue politique comme une bénédiction de défense républicaine. Hervé sait si bien tout cela que je l'en admire moi-même. Comme il connaît bien ma psychologie, si vous permettez. Et qu'au contraire quand je reçois un bon coup de pied dans le derrière, je me retourne instantanément avec un sentiment de respect profond, avec un respect inné pour ce pied, pour ce coup, pour la jambe qui est au bout du pied, pour l'homme qui est au bout de la jambe ; et même pour mon derrière, qui me vaut cet honneur. (...) Et quand je pense qu'il y a des gens qui disent que je n'ai pas de fond. Je hais mes amis. J'aime mes ennemis. On ferait une belle comédie avec mon caractère. Je hais mes amis parce qu'ils m'aiment. Je méprise mes amis parce qu'ils m'aiment. Parce qu'ils m'aiment j'ai en moi pour eux, je sens monter en moi contre eux une jalousie bassement envieuse, l'invincible sentiment d'une incurable haine. Je trahis mes amis parce qu'ils m'aiment. J'aime, je sers, je suis, j'admire mes ennemis parce qu'ils me méprisent, (ils ne me haïssent même pas), parce qu'ils me maltraitent, parce qu'ils me violentent, parce qu'ils me connaissent enfin, parce qu'ils me connaissent donc. Et ils savent si bien comment on me fait marcher. Quand un me trahit, je l'aime double, je l'admire, j'admire sa compétence. Il me ressemble tant. J'ai un goût secret pour la lâcheté, pour la trahison, pour tous les sentiments de la trahison. Je suis double. Je m'y connais. J'y suis chez moi. On ferait une grande tragédie, une triste comédie avec mon caractère. Hervé ne la ferait peut-être pas mal. Il me connaît si bien. Il y a des exemples innombrables que j'aie trahi mes amis. Depuis trente ans que je fonctionne, il n'y a pas un exemple que j'aie trahi mes ennemis. C'est vous dire que j'excelle dans tous les sentiments politiques. On ferait un beau roman de l'histoire des soumissions que j'ai faites à notre camarade, au citoyen Hervé.

Ce vice, secret, ce goût secret que j'ai pour l'avanie. J'encaisse, j'encaisse. Ce goût infâme que j'ai pour l'avanie. Pour le déshonneur, de l'avanie. Je suis l'homme du monde qui reçoit, qui encaisse le plus d'avanies. A mon banc. Dans mon journal même. A mon banc Guesde n'en rate pas une. Il ne manque point, il ne manque jamais de s'adresser à la Chambre au long de mes oreilles. Aussi, comme je respecte, comme j'admire, comme j'estime, comme je vénère ce grand Guesde, ce dur Guesde. De cette vénération qui est pour moi le même sentiment que l'effroi. Comme je me sens petit garçon à côté de ces hommes, à côté d'un Guesde, à côté d'un Hervé. (...)


Ainsi parle Jaurès. Deuxièmement, dit-il, si je suis resté avec Hervé, c'est précisément pour l'affaiblir, pour l'énerver, pour lui oblitérer sa virulence. C'est ma méthode. Quand je vois une doctrine, un parti devenir pernicieux, dangereux, autant que possible je m'en mets. Mais généralement comme j'en suis j'y reste. Mais alors j'y reste complaisamment. J'y adhère. Je m'y colle. Je parle. Je parle. Je suis éloquent. Je suis orateur. Je suis oratoire. Je redonde. J'inonde. Je reçois précisément ces coups de pied au quelque part que fort ingratement vous me reprochez. (Pourquoi me les reprochez-vous, vous à moi, puisque moi je ne les reproche pas à ceux qui me les donnent). Mais ces coups de pied, ça n'empêche pas de parler, au contraire. Ça lance pour parler. Enfin bref, ou plutôt long, après un certain temps de cet exercice, (et je ne parle pas seulement, j'agis en outre, j'agis en dessous), (j'excelle dans le travail des commissions, dans les (petits) complots, dans les combinaisons, dans le jeu des ordres du jour, dans les petites manigances, dans les commissions et compromissions et ententes, dans tout le travail souterrain, sous la main, sous le manteau. Dans le jeu, dans l'invention des majorités, factices ; faites, obtenues par un savant compartimentage des scrutins. Dans tout ce qui est le petit et le grand mécanisme politique et parlementaire) enfin, au bout d'un certain temps de cet exercice il n'y a plus de programme, il n'y a plus de principe, il n'y a plus de parti, il n'y a plus rien, il n'y a plus aucune de ces virulences. Quand je me suis bien collé à eux pendant un certain temps, supportant pour cela les avanies qu'il faut, quand je suis resté dans un parti pendant un certain temps, pendant le temps voulu, au bout de ce temps on voit, on s'aperçoit, tout le monde comprend que je les ai trahis. Comprenez-vous enfin, grosse bête, me dit-il me poussant du coude.

Quand je suis, quand je me mets dans un parti, ça se connaît tout de suite, presque tout de suite, à ce que c'est un parti qui devient malade. Quand je me mets quelque part, ça se voit, ça se reconnaît à ce que ça va mal. Ça ne marche plus. Quand je me mets dans une idée, elle devient véreuse.

Je l'ai fait au dreyfusisme ; je l'avais fait et je l'ai fait au socialisme ; je l'ai fait et le fais à l'hervéisme ; je l'ai fait et je le fais au syndicalisme. C'est encore le radicalisme que j'ai trahi le moins. Il n'y a que le combisme que je n'ai jamais pas trahi du tout." (Notre jeunesse, "La pléiade", Oeuvres en prose complètes t. III, 1992, pp. 114-117).




Les liens du jour pour finir :

- M. Defensa est en forme : en général, comme en particulier ;

- un rien pontifiante, une intervention non dénuée de sens sur l'industrie pharmaceutique et certains de ses arguments ;

- un peu parce que j'étais en vacances, beaucoup parce que je n'en ai pas grand-chose à foutre, je n'ai pas évoqué les histoires de P. Val et Siné. Je note néanmoins au passage que nous vivons dans un monde où un Alexandre Adler peut évoquer la « bassesse » d'un Georges Bernanos, ce qui laisse pour le moins rêveur, et vous recommande, parce qu'il vaut mieux d'ordinaire rire que pleurer, la pétition du Plan B sur le sujet.

(Sur le lien vers A. Adler, il serait dommage que vous ne remarquiez pas les annonces publicitaires racistes, ou celle consacrée au « réversible Adler », en bas de page : je serais l'intéressé (beurk !) je crierais au complot...)

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vendredi 25 mars 2005

Principes généraux de l'attaque "ad hominem", en tant qu'elle s'applique aux politiciens.

Pour commencer, citons de nouveau Karl Kraus :

"Une vieille croyance d'idiot concède au "satirique" le droit de fustiger les faiblesses du fort. Or la plus faible faiblesse du fort est toutefois toujours plus forte encore que la plus forte force du faible ; et voilà pourquoi le satirique qui se situe à la hauteur de cette conception est un sujet visqueux, et sa tolérance, un véritable stigmate de la société. De cet infâme besoin de la société, traiter les personnalités comme ses semblables et, par le ravalement de celles-ci à son propre niveau, se tranquilliser sur la bassesse de celui-ci, sont issues les feuilles humoristiques. Tous les crânes chauves brillent, parce que Bismarck aussi n'avait pas plus de trois cheveux." (La nuit venue, trad. R. Lewinter, Champ libre, pp. 29-30).

On n'expliquera pas autrement le caractère conformiste du Canard enchaîné ou la popularité persistante d'un Jacques Chirac.

D'une manière générale, je crois que si les éditorialistes et portraitistes politiques n'écrivent que des choses insignifiantes, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont payés par Dassault-Lagardère, qu'ils s'autocensurent ou qu'ils sont peu intelligents - toutes explications ne s'excluant pas -, mais parce que, dans la façon dont ils conçoivent ou font semblant de concevoir leur métier, ils ont presque trois siècles de retard. Ces grands conservateurs se présentent volontiers comme des Saint-Simon des temps modernes. Toute question de talent mise à part, ils oublient :

- qu'à côté du roi et des politiques, Saint-Simon peint, et avec quelle méchanceté, les courtisans - dont on ne trouve pas souvent trace en feuilletant le Nouvel observateur ou Libération. Ce manque, on aura compris que ce n'en est pas un : les journalistes ne sont pas à la place de Saint-Simon, mais à celle des arrivistes et flatteurs. Ils ne se situent pas dans la (merveilleuse) tradition des grands mémorialistes, mais dans celle, un peu moins glorieuse quoique tout aussi française, des grands lèche-culs. Que certains de ces mémorialistes, et pas des moindres, se soient aussi à l'occasion avilis ne suffit pas à donner grand crédit à l'éventualité d'une accession de Jean Daniel ou Eric Zemmour au panthéon de nos lettres ;
- que les temps ont changé. Ils peuvent se lancer dans les tirades les plus convenues sur le caractère monarchique de la constitution de la Vème République pour essayer de faire croire qu'ils valent Bassompierre ou Chateaubriand, on aura toujours du mal à assimiler l'élu de Popu à un monarque de droit divin - quelque ressemblance que l'on puisse sérieusement déceler par ailleurs dans les appareils de propagande du "Roi Soleil" et du "Général". Saint-Simon qui s'est bien gardé, et avec raison, de publier ses mémoires de son vivant, prétendait "lever le rideau" : cette métaphore n'est pas d'actualité en démocratie, où le rideau est censé être perpétuellement levé. Les portraitistes ne brisent pas de tabous, ils corrigent quelques "oublis". Même un sujet en son temps scandaleux et tout cas tenu secret (avec la complicité active du FN, rappelons-le) comme Mazarine, la "funeste suite" (Saint-Simon) de F. Mitterrand, n'est jamais que de la couchaillerie de vaudeville. Il n'en va pas différemment de la liaison entre N. Sarkozy et Mlle Chirac, que nos intrépides hérauts de la liberté de la presse et de la citoyenneté n'osent encore évoquer que par des métaphores pour initiés : N. Sarkozy a "pénétré l'intimité de la famille Chirac", et autres fort réjouissantes paillardises...

Ce pourquoi, si d'aventure dans d'autres textes je fais référence à des hommes politiques, je veillerai à appeler ce principe inspiré du spécialiste Kraus : attaquer les forts où ils sont forts.

Ne commettons pas néanmoins à l'égard du pamphlétaire viennois le même anachronisme que nos éditorialistes à l'égard du "petit duc" : si nous vivons en "démocratie", et non sous l'empire austro-hongrois, cela modifie l'attitude que nous pouvons nous permettre d'avoir à l'égard de ceux qui nous dirigent. Peut-être reviendrai-je à l'occasion sur ce point, mais il me semble que la démocratie vaut ce que valent ses citoyens : François Hollande et Eric Raoult sont donc nos enfants - nos monstres de Frankenstein si l'on veut. C'est nous que nous détestons à travers eux, ils sont comme notre croix - et pour certains d'entre eux, depuis trente ans...

Bien évidemment, ces remarques ne peuvent amener à des conclusions très favorables sur le niveau de la France actuelle. Mais là n'est pas vraiment le sujet, qu'il faudrait d'ailleurs traiter de façon historique.

Quoi qu'il en soit, la combinaison de ces deux principes amène à une conclusion triste mais peut-être dynamisante : si je veux critiquer, disons Dominique Perben, ce ne sera pas pour le rabaisser à mon niveau, mais en tant qu'il fait son travail ; ceci avec toujours à l'esprit le souvenir que cet individu est aussi ma progéniture, mon honteuse engeance : mon bâtard.






PS : je découvre à l'instant une description de nos courtisans par Karl Kraus (Ibid., p. 131) :

"Il est des martyrs de leur manque de conviction, dont les mensonges n'offrent aucune garantie ; qui, par pur mépris des honneurs sociaux, cherchent à les acquérir, et sont les lèche-cul d'une altesse à seule fin de dire que c'est bien noir."

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