dimanche 19 février 2006

Le bonheur d'être français.

Les Français rechignent à faire certains boulots mal payés, trop difficiles ou trop déconsidérés ; les Français les refilent donc à des immigrés ; ces immigrés ne viennent jamais seuls : ils emportent leur passé avec eux ; les Français n'aiment pas trop ça : ils préféreraient des immigrés français.




(J'en profite : je supprime le lien vers le Big Bang Blog de D. Schneidermann et consorts, lien que j'avais mis à l'époque où je commentais plus ou moins régulièrement l'émission Arrêt sur images ; comme tel n'est plus le cas, pourquoi s'obstiner ?)

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lundi 30 mai 2005

Un antisémite règle leur compte à Daniel, David et Judith

"La première règle d'un bon style, qui suffit presque à elle seule, c'est qu'on ait quelque chose à dire. Avec cela, on va loin."
(A. Schopenhauer).

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jeudi 19 mai 2005

A tondre à la Libération.

Un petit bilan :

- Alain Rémond : pour le oui

- Daniel Schneidermann : pour le oui

- Judith Bernard : pour le oui

- Emmanuel Todd : pour le oui

- Jürgen Habermas : pour le oui

- Charlie-Hebdo : pour le oui - De Gaulle et Reiser s'en retournent dans leur tombe !

- Tonio Negri : pour le oui

- de bons amis : pour le oui

A l'approche de l'échéance, il s'avère une fois de plus que la sociale-traitrise a encore de beaux jours devant elle !



Plus généralement, il semble que ce référendum sera moins directement lié à la constitution européenne qu'il ne sera un test de crédibilité des pouvoirs médiatique et politique - déjà bien secoués le 21 avril. Car enfin, tous les media majeurs (tous ! il n'y a pas à s'y habituer) sont pour le oui, ils utilisent à l'occasion des méthodes staliniennes (la déjà célèbre manipulation de L. Joffrin), on nous présente un texte difficilement compréhensible et fort long tout en nous disant qu'il ne faut pas faire l'effort de le comprendre, on nous assure qu'il n'y a pas de "plan B" (drôle d'expression) en cas de réponse négative, ce qui reviendrait à admettre, si ce n'était pas un mensonge supplémentaire, que l'on est trop imprévoyant pour gouverner avec efficacité, J. Chirac, qui a décidé de passer par la voie référendaire, déclarait tout récemment que nous n'avions en fait pas le choix...

Tout cela, quoi que l'on pense du Traité, devrait déclencher une saine réaction de défense. Il semblerait pourtant que, les bons réflexes "raisonnables" aidant, beaucoup n'oseront pas aller jusqu'à voter non. Il ne s'agit tout de même pas de défier Jaruzelski ou Rabin ! En tout état de cause, le 29 mai sera à la fois un test de crédibilité pour les élites auto-proclamées, et un test de caractère pour les Français - pour utiliser de nouveau le terme gaullien, sommes-nous complètement devenus des veaux ?

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Remarques.

J'ai appris sur Acrimed (cf. liens) que Daniel Schneidermann avait un blog - surpeuplé de commentaires, je ne suis pas sûr qu'il m'y réponde plus qu'ailleurs. En attendant et faute d'inspiration, bien que l'affaire de falsification dont M. Schneidermann s'est rendu coupable ne soit pas inintéressante, je me suis contenté de laisser quelques gentilles invectives à sa collaboratrice Judith Bernard, mais je ne sais pas encore si le médiateur les laissera paraître. Tant qu'à faire je rajoute ce site - qui est en fait un blog à trois voix : on y trouve aussi David Abiker - dans mes liens, pour ceux que ça intéresse.

Je trouve sur ce site une référence à Simone Weil, qui se serait permis, dans une interview pro-oui, de se présenter comme "la jeune fille sortie des camps". Bref, non seulement cette dame, membre du Conseil Constitutionnel, enfreint la loi en gardant son poste - et son salaire, payé par le contribuable - tout en faisant une campagne politique, mais elle use d'arguments infects. Il est vrai qu'elle a été canonisée comme l'une de nos "consciences", ce qui doit vouloir dire qu'elle peut désormais tout se permettre.

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lundi 18 avril 2005

Voyer-Schneidermann, même combat ?

Copie d'un mail envoyé ce jour à M. Schneidermann :

"Bonjour,

vous n'aviez pas répondu à ma précédente lettre vous suggérant d'inviter Dieudonné sur votre plateau. Distraction sans doute. Il est vrai que cela ne m'empêche pas de continuer à regarder votre émission. J'y constate d'ailleurs une certaine tendance à régler des comptes personnels - à moins que vous ne vouliez nous apprendre comme un scoop qu'Alain Minc est infatué de lui-même, ce qui pourrait vouloir dire que vous n'avez pas une très haute idée de votre public. Passons.

Vous trouverez en fin de lettre les coordonnées d'un texte qui me semble susceptible de vous intéresser quant à l'émission d'hier. Je me contenterai de m'étonner que personne sur le plateau, pas même le sociologue en chandail orange, n'ait utilisé certains des extraits de l'article du Monde que vous avez abondamment cité, dans lesquels les "casseurs" précisaient bien que "blancs" voulait dire, en très gros, victimes (sous-entendu consentantes), qu'il y avait par ailleurs de bons blancs, "comme nous", et de mauvais noirs, ceux qui ont cette mentalité de victimes.
Ces propos invalident évidemment toute accusation de racisme, ils montrent très clairement que le terme de "blanc" est métaphorique (du moins dans cet article). Que le naïf M. Smadja ne s'en soit pas soucié, admettons, quelqu'un qui peut joindre aussi aisément des hauts dignitaires policiers comme MM. Finkielkraut, Kouchner ou Torquemada-Taguieff a certainement autre chose à faire qu'à lire un texte avec un minimum de rigueur - mais que le journaliste lui-même qui a recueilli ces propos n'ait pas ajouté 2 et 2, cela en dit long sur le poids des idées préconçues dans une conscience.

Je m'étonne par ailleurs que le fait que les "casseurs" aient souvent brisé immédiatement téléphones portables et lecteurs MP3 ne puisse être interprété que comme une circonstance aggravante. Mais sur ce point comme sur d'autres, le plus simple est que vous alliez voir M. Ripley et que vous lisiez le texte "Ce n'est pas du racisme, mais de l'arithmétique".

Cordialement,

AMG."

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lundi 28 mars 2005

Pas de Schneidermann cette semaine.

- Foutue heure d'été !

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mardi 15 mars 2005

La citation du jour.

C'est une phrase de Karl Kraus : "On ne devrait pas en apprendre plus qu'on en a absolument besoin contre la vie."

Précisons que dans le contexte cet aphorisme s'interprète naturellement comme un encouragement pour un écrivain à ne pas trop lire. Mais on peut tout aussi bien en tirer la conséquence qu'il faut lire beaucoup de choses pour s'armer contre la vie, et bien sûr tout autant prendre cette phrase dans un sens plus général.

Sans doute cela sonne-t-il mieux en allemand. Si d'ailleurs un de mes innombrables lecteurs dispose de la citation originale, qu'il ne se prive pas de m'en faire profiter ; même sans connaître la-langue-de-Goethe, ça pourra toujours m'aider contre la vie.

Par ailleurs, je dois à la vérité d'avouer que M. Schneidermann n'a pas jugé utile de répondre à mon dernier courrier. J'ai probablement été involontairement impoli.

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mercredi 9 mars 2005

Nouvelle tentative auprès de M. Schneidermann.

Copie d'une lettre envoyée ce jour à "Arrêt sur images" :

"Oui, bonjour, j'ai bien aimé votre dernière émission,
mais j'avoue n'avoir pas pu m'empêcher de me demander pourquoi vous n'avez pas invité, tout simplement, M. Dieudonné.

Je veux bien admettre qu'à l'entendre il n'y connaît pas grand-chose en traite des noirs, j'admets tout autant que l'homme ne faisant pas toujours dans la nuance, l'inviter ne présage pas d'une émission, ni sans doute d'un accueil critique, de tout repos.

Reste que, confronté à un historien qui connaisse bien les traites négrières et, pourquoi pas, à un historien du judaïsme qui ne fasse pas systématiquement dans l'apologétique, on aurait enfin pu voir si M. Dieudonné a des choses à dire ou non : au moins ne pourrait-il plus se poser en victime des medias.

Ce genre de choses est toujours facile à écrire depuis son fauteuil, mais il me semble que le pari eût pu être tenté et qu'à coup sûr la démocratie n'y eût pas risqué d'y perdre grand-chose.



PS : à propos des images de Florence Aubenas, oserais-je me montrer surpris qu'une émission comme la vôtre ait peur de certaines images, ou ne croie pas qu'un commentaire approprié puisse désamorcer l'éventuel piège qu'elles recèlent ? J'avoue en être resté pantois."

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dimanche 27 février 2005

Pas d'arrêt sur image.

J'avais fini par trouver la bonne adresse e-mail de "Arrêts sur images" - avec une semaine de retard - et même obtenu l'assurance de la part de M. Schneidermann qu'il allait vérifier ou faire vérifier mon allégation comme quoi les médias avaient semble-t-il enlevé 100,000 morts au bombardement allié sur Dresde... mais l'émission d'aujourd'hui n'en a pas fait mention, et M. Schneidermann, que bien sûr je n'aurais garde de déranger une seconde fois, ne m'a pas informé de l'état de ses recherches.
Chou blanc. Il y a des jours comme ça.

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dimanche 20 février 2005

Dieudonné et Schneidermann.

Bon, ben, c'était une vraie bouteille à la mer, "Arrêts sur images" n'a pas répondu à mon mail, n'a pas évoqué l'anomalie qu'il m'avait bien semblé remarquer... Il faut dire qu'à la place les éructations antisémites d'un général russe (doublé, mille fois hélas...) valaient certes la peine d'être vues. A côté de cela, évidemment, M. Dieudonné fait figure de petite bière... J'ai lu une autre interview de lui sur Proche-Orient.Info, dans laquelle, à côté d'une formule peu politiquement correcte ("Le sionisme, c'est le sida du judaïsme"), il justifie ou tente de justifier son approche volontairement offensive. Je ne suis toujours pas convaincu, mais il faut bien reconnaître une certaine cohérence à son comportement - ce qui n'excluerait pas un peu plus de nuances et d'ironie. Bien évidemment, lorsqu'il fait allusion aux sources de la richesse de M. Lévy, on ne peut que souscrire à son indignation, de même lorsqu'il s'en prend à M. Sarkozy.

Ceci posé, je ne vais pas passer mon temps à épiloguer sur chacune de ses déclarations, démêler le bon grain de l'ivraie, savoir ce qui est provocation et ce qui est à prendre au pied de la lettre, chercher d'éventuelles circonstances atténuantes, etc... Il s'agissait d'exprimer une position dans ses grandes lignes, de me positionner par rapport à je ne sais pas encore quoi. Une autre bouteille à la mer, donc.

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jeudi 17 février 2005

Une bouteille à la mer de plus...

Copie d'un mail envoyé ce jour à l'émission Arrêts sur images - affaire à suivre ?

"Dresde révisionnée ?

Bonjour et pardon pour le barbarisme dans le titre,

il m'a bien semblé entendre à la télévision, lors de la commémoration du bombardement sur Dresde et des manifestations néo-nazies qui se produisirent alors, le chiffre de 35 000 morts. Un peu surpris, j'en parle à des amis qui ont entendu la même chose que moi (sur RFI, radio en principe sérieuse), et je finis par ouvrir mon Larousse, qui lui indique environ 135 000 morts. Mes amis et moi-même avons-nous été victimes de la même hallucination auditive ? Ou bien une tendance stalinienne des médias contemporains aurait-elle fait passer à la trappe 100 000 victimes civiles ? Si tel était le cas, on en serait amené à conclure, une fois de plus, que le "devoir de mémoire" concerne surtout les crimes commis par les autres. Ceci sans se lancer dans des comparaisons hors de propos, "cela va de soi".

En tout cas, ce petit mystère m'a semblé digne de vous être signalé.

Cordialement."

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